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Le fin de la saga des trois îles

Sortie prochaine de « Suwarrow l’île ultime » en novembre 2021 aux Éditions Sydney Laurent.

Résumé du livre

Après «  Sabiduría – L’île de la sagesse », dans « Te Pito Kura – L’île de lumière » Marcello, le pêcheur de Sabiduría, avait effectué un long voyage dans le Pacifique Sud afin de retrouver son ami Antonio.

Ce périple l’avait amené sur l’île de Pâques. Pourchassé par les autorités chiliennes, il avait entrepris une longue route parmi les reliefs tourmentés de l’île et sa beauté naturelle. Il avait aussi rencontré la séduisante Heiata, cachée avec sa famille indépendantiste dans les grottes du cratère Rano Kau. L’énergie de la pierre de lumière « Te Pito Kura » lui avait permis de retrouver son ami Antonio.

De retour sur Sabiduría avec Antonio et Heiata, laquelle avait décidé de le suivre, Marcello avait participé avec les autres sabiduriens à élaborer une charte définissant un statut de micronation pour l’île jusqu’alors inconnue, afin d’anticiper une éventuelle découverte de Sabiduría par des pays étrangers et garantir ainsi sa pérennité .

« Suwarrow, l’île ultime », est la suite et la fin de cette saga en trois volumes.

Photo Pacific Resort
Photo Pacific Resort

Extrait 1

Face à l’océan Pacifique, seul sur cet atoll désert, je me rappelle le parcours qui m’avait mené jusqu’ici. Après avoir quitté Sabiduría, ma route hasardeuse et sans but m’a conduit d’île en île, jusqu’à Suwarrow[1] qui, inconsciemment, fut ma suprême destinée, mon absolu nécessité.

Rendu célèbre par Tom Neale[2], ce petit atoll est la représentation utopique de tous les prétendus robinsons. Pour moi, il symbolise l’isolement, la paix, la réflexion et le repos de l’âme.

Il y a déjà longtemps que j’ai fui l’Europe, ses contradictions et son miroir aux alouettes.Depuis, j’étais alors perdu dans un monde terne, consumériste et sans avenir. Mes pensées vagabondes et ma recherche d’idéal m’avaient fait prendre le large.


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[1] Suwarrow, atoll des îles Cook rattachées à La Nouvelle-Zélande. Découverte en octobre 1813 par le capitaine Mikhail Lazarev, commandant du navire russe le Souvorov. Il appela l’île du nom de son navire.

[2] Tom Neal, « Robinson de mes mers du Sud » chez La table ronde.


Vue aérienne de l'entrée dans l'atool Suwarrow.

Extrait 2

J’avais vécu durant de longues années à Sabiduría, entouré de ma chère épouse, de notre enfant Alejandro, du fidèle chien Jerry et d’amis fidèles et dévoués.

J’y avais découvert l’intérêt de l’existence peuplée de multiples joies, d’harmonie et de sérénité. Ainsi, j’avais aussi connu des peines et des chagrins qui font partis, hélas, de la vie.

Et un jour, la tragédie est survenue, brutale et obscène.

J’ai dû quitter cette île paradisiaque pour tracer seul mon sillage sur l’océan à la recherche de mes illusions perdues et de la paix de mon âme.

Plage de Suwarrow, mer turquoise et sable blanc.

Extrait 3

Mon fidèle navire, « Cruz del Sur », m’a emmené vers des destinations oubliées et méconnues. Il a été mon compagnon de voyage, de chevauchées marines, mon confident et mon île mouvante. Ensemble, nous déchirions l’horizon jusqu’au-delà des possibles, à la recherche de terres cachées, celles que la mer, dans sa grande bonté, dessinent afin de créer ses îles.

« Cruz del Sur » était une partie de moi-même, ancré solidement dans ma chair et mon âme. Au fil des années et des voyages, nous ne faisions plus qu’un. Mon cœur battait aux mouvements de son étrave, au rythme de son roulis harmonieux, aux frémissements de ses voiles et du vent dans ses haubans.

Ensemble, nous avons abordées de nombreuses îles, que nous avons quittées sans regret et sans joie. Notre véritable quête était plus complexe et plus subtile. Nous cherchions un lieu magique, désertique, ayant une âme, un esprit.

Jean Louis Pélissier est l'auteur des deux romans "Sabiduria, l'île de la sagesse" et "Te Pito Kura, l'île de lumière" parus chez Les Éditions Sydney Laurent.

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