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Jean Louis Pélissier : livre Te Pito Kura

Où l’on apprend que toutes les îles sont différentes. Leurs histoires, leurs cultures, leurs traditions façonnent les hommes qui y vivent. Sur ce morceau de continent entouré d’océan, la plupart ont un lien fort d’appartenance à la terre. De génération en génération, ils y ont connu des fortunes diverses, des joies et des tristesses, des guerres endémiques et la maladie. Pour autant leur destin leurs appartient s’ils ne s’abandonnent pas à la folie des hommes, et au miroir aux alouettes du pouvoir de l’argent, et du spectre des croyances religieuses.

Ce récit « Te Pito Kura, l’île de lumière » révèle qu’une île merveilleuse comme Rapa Nui (L’île de Paques) a connu depuis la nuit des temps ces affres destructeurs. La comparaison avec Sabiduria, l’île de la sagesse est éloquente. Gageons qu’un peu de lumière et de bons sens éclaireront les esprits curieux.

Bord de mer avec pierres rondes Te Pito Kura.

Extrait du livre

« … Cette terre doit rester sauvage. C’est ainsi qu’elle rayonne d’énergie et de lumière. Une beauté inexplicable émane de ces lieux, celle d’une géographie vallonnée parfaite ou les nuages de passage s’accrochent et pleurent leurs gouttes d’eau en averses passagères. Les brises océaniques se heurtent aux falaises brutales et aux dos des Moaï regardant ces grandioses espaces. Le marcheur tranquille perçoit la perfection de cette nature paisible ou règne intensément la liberté d’être et de vivre l’instant.
En appréciant ces moments sublimes, je chemine ainsi une petite heure lorsque j’aperçois au loin un cavalier.
C’est un jeune garçon qui monte « à cru » son cheval. Il est habillé d’un pantalon coloré et d’une chemise marquée d’un dessin. Sur sa tête au cheveux longs est posée une coiffe faite de feuilles de bananiers. Curieux, il s’approche de moi. Mon état doit le surprendre car il me propose de boire un peu d’eau avec lui.
Il me dit qu’il s’appelle Nico, que je suis sur sa terre et que je suis le bienvenu. Je lui réponds que je m’appelle Marcello, que je suis pêcheur sur les côtes chiliennes et que je visite l’île.
Nico participe aux cultures dans les champs et récolte avec son père et ses frères des oignons, des patates douces, des pastèques, des bananes.
Il me dit que son père s’est approprié cette parcelle de terre sans autorisation.
« Pour avoir une terre il faut être né sur l’île disait-il, c’est la règle. Il a fait de la prison pour cela. C’est un vrai rapanui et il aime sa terre et se bat pour elle ».

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Jean Louis Pélissier est l'auteur des deux romans "Sabiduria, l'île de la sagesse" et "Te Pito Kura, l'île de lumière" parus chez Les Éditions Sydney Laurent.

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